Après 75 ans, ceux qui gardent un esprit vif, selon les psys, ont tous renoncé à ces 8 habitudes dès la soixantaine
À 75 ans, certains seniors gardent une mémoire étonnamment précise, quand d’autres décrochent. Que racontent leurs habitudes abandonnées dès la soixantaine sur notre avenir cognitif ?
Pourquoi certains octogénaires racontent leurs souvenirs avec une précision étonnante quand d’autres peinent à suivre une conversation simple ? Les études sur les super agers, ces seniors dont le cerveau semble ne pas vieillir, montrent que la différence ne tient pas seulement à la chance ou à la génétique.
Psychologues et neurologues décrivent un point de bascule autour de la soixantaine. Celles et ceux qui parviennent à rester mentalement vifs après 75 ans ont peu à peu abandonné plusieurs habitudes banales, ancrées depuis des décennies. Huit comportements reviennent régulièrement dans leurs histoires.
La soixantaine, moment clé pour l’acuité mentale
Le cerveau garde une vraie plasticité cérébrale à 60 ans, mais il fonctionne comme un processeur limité : nos ressources de réflexion ne sont pas infinies. Des psychologues expliquent que la rumination, la culpabilité qui tourne en boucle ou l’inquiétude chronique consomment tellement d’énergie que notre "QI de fonctionnement" baisse temporairement, ce qui brouille mémoire et jugement.
Or la soixantaine concentre souvent retraite, petits soucis de santé, nouvelles responsabilités familiales. Si l’on garde le rythme de ses 40 ans - peu de sommeil, journées assises, esprit dispersé - ces micro-agressions pour le cerveau s’accumulent. Les effets se voient rarement à 62 ans, beaucoup plus à 78.
Huit habitudes que les esprits vifs ont lâchées dès 60 ans
Les recherches de psychologie pointent d’abord le multitâche permanent : jongler en continu entre mails, écran et téléphone use les zones du cerveau chargées de l’attention. Vient ensuite le fait d’accepter un mauvais sommeil comme normal. Des travaux montrent que le sommeil profond nettoie des toxines liées à Alzheimer ; ceux qui restent vifs protégeaient déjà leurs 7 à 8 heures par nuit. Autre virage fréquent : quitter la vie de "patate de canapé". Marcher, jardiner ou danser quelques minutes par jour réduit de 20 à 30 % le risque de déclin cognitif, quand de longues heures devant la télévision s’associent à une baisse de la mémoire. Beaucoup ont aussi arrêté de dire oui à tout, pour limiter le stress et la charge mentale.
À table, ces seniors ont cessé de "manger comme des ados" : moins de sucres et d’aliments ultra-transformés, connus pour alimenter l’inflammation qui fragilise le cerveau. Ils ont également renoncé à fuir les défis mentaux, en apprenant une langue, un instrument ou un nouvel outil numérique. Autre bascule discrète mais capitale : sortir de l’isolement. Des études lient solitude chronique et +31 % de risque de démence. Enfin, ils ont quitté le pilotage automatique en instaurant des moments de recul, ce qui limite rumination, plaintes répétitives et inquiétudes qui tournent à vide.
Par où commencer pour protéger son cerveau dès maintenant
Les spécialistes conseillent de ne pas tout changer à la fois. Choisir d’abord une ou deux habitudes à lâcher : instaurer des plages de mono-tâche sans téléphone, traiter le sommeil comme un "médicament" non négociable, réduire les siestes de plus d’une heure associées à un risque accru d’Alzheimer, ou casser la sédentarité par dix minutes de marche plusieurs fois par jour.
Sur le plan social et mental, remplacer quelques heures de télévision par un club, une activité bénévole ou un cours stimule à la fois le lien et l’esprit. Un petit rituel quotidien de réflexion - quelques lignes dans un carnet ou une marche silencieuse en fin de journée - aide à transformer les soucis en décisions concrètes. Ce sont précisément ces ajustements modestes, commencés vers 60 ans, que les chercheurs retrouvent chez les personnes qui, passés 75 ans, gardent une acuité mentale étonnamment stable.
Sources :
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