« Je suis trop gentille » : voici la notion à comprendre pour se sortir de ce schéma toxique
Vous avez toujours l’impression d’être trop gentil(le) ? Voici pourquoi et comment vous sortir de ce comportement répétitif.
Déceptions, frustrations, mauvaises surprises… Qu’il s’agisse de relations sociales, professionnelles ou d’autres facteurs, vous avez souvent tendance à être "trop gentil(e)" et à vous faire avoir. Résultat : vous ressentez de la déception et vous n’arrivez pas à sortir de ce schéma toxique.
En réalité, être "trop gentil(e)" ne devrait pas être un problème. Selon Christophe André, psychiatre et psychothérapeute, interrogé sur le sujet par Deborah Grunwald, il faut prendre le problème à l’envers. Le professionnel explique : "Il faut élargir la focale. Je ne pense pas que ce soit la gentillesse qui pose un problème."
La gentillesse n'est pas le problème
Pour le spécialiste, le réel problème se trouve dans notre capacité à nous affirmer et à poser nos propres limites : "Je pense que c'est la gentillesse sans la capacité de s'affirmer. Parce que là, si on raisonne comme ça, c'est comme s'il y avait une ficelle. Et plus je tire du côté de la gentillesse, plus j'enlève, je retire du côté de la fermeté. En fait, il faut voir les choses en bidimensionnel."
Christophe André recommande ainsi d’être à la fois gentil(e) et ferme : "Si je suis très gentil et pas assez ferme, je suis vulnérable. Si je suis très ferme et pas du tout gentil, je suis un gros “salaud”. Donc, je crois que le problème, ce n'est pas d'être trop gentil, car on n'est jamais trop gentil."
Comment poser ses limites ?
Concrètement, comment peut-on poser ses limites pour éviter de tomber dans ce schéma répétitif et négatif ? Selon une étude publiée en 2024 et disponible sur ResearchGate, il est rappelé l’importance de poser ses propres limites : "Les conclusions soulignent l'importance de la compréhension et de la conscience des limites personnelles pour préserver la santé mentale et améliorer la qualité de vie", précise le rapport. En effet, ne pas parvenir à faire preuve de fermeté concernant ses envies et ses besoins peut impacter de façon significative la santé mentale.
Concrètement, pour poser ses propres limites, il faut avant tout savoir les identifier, et cela demande un travail de connaissance de soi et d’introspection. Ensuite, il faut communiquer de façon assertive, ce qui se décrit par le fait de parler en son nom, en utilisant la première personne, par exemple : "Je ne viendrai pas, car j'ai besoin d'etre seul(e)". Enfin, il est important de rester constant concernant ses limites et de s’y tenir. Bien que cela ne soit pas toujours évident, c’est la clé pour se protéger et s’épanouir.
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